fév 01 2012
déc 27 2011
Très belle année 2012
déc 04 2011
Ta main bien en évidence

nov 11 2011
11 novembre 2011
A tous ceux dont les actes ne sont plus aujourd’hui que des symboles,
Dont les attitudes étaient pétries de courage,
Qui redressaient le dos pour cacher leur peine
Qui marchaient seuls pour marcher droit,
Mais qui marchaient….
nov 09 2011
De voyages en mirages…..
Je me lèverais tous les matins en traînant des pieds. Le miroir de la salle de bain m’offrirais ma première crise de la journée. Il me crierait des insultes. Il me ferait peur. La douche comme réconfort. Les cheveux attachés, j’augmenterais la température jusqu’à ce qu’elle devienne à la limite du supportable. Puis je sortirais. Je pesterais contre mes vêtements. Aucun ne veux bien m’aller. La plupart des jours ils me feraient la gueule, eux aussi. Puis dans la rue les étrangers me colleraient des post-it sur le front, avec écrit au marqueur que je ne suis pas à leur goût.
Ouais, merci, je sais bien.
Alors je pleurerais. Dans mon lit, serrant mon oreiller dans mes bras.
Quand je serais petite les enfants seront méchants avec moi. Ils ne savent faire que ça. Ils se moquent des autres. Ceux qui sont différents. Ils sont cruels. Je voudrais qu’ils disparaissent, tous. Ceux qui me montrent du doigt, celles qui rient de moi, et la maîtresse qui ne fait pas de buit. Les pas des enfants dans le couloir, les enfants qui sortent de l’école. Et moi qui pleure derrière la porte. Et les cris quand j’apparaît. Les insultes. Ils hurlent que je ne suis pas à leur goût.
Ouais, merci, je sais bien.
Alors je pleurerais. Dans la voiture, en regardant les maisons qui s’éloignent pendant que maman conduit.
Je donnerais mon coeur aux garçons qui veulent bien de moi. Ceux qui sont désespérés, ceux qui ne me prennent pas au sérieux, où ceux qui sont peut-être sincères. Et ils en feront de la charpie. Ils le tortureront dans tous les sens, le presseront jusqu’à ce que plus rien n’en sorte. Et puis il se remplira et ça recommencera. Ils feraient comme si j’étais quelque chose d’inférieur. Ils m’ignoreraient peut-être. Ils abuseraient de moi, de ma gentillesse, de mes rêves. Et ils me jetteraient, me chuchotant, désolés, que je ne suis pas à leur goût.
Ouais, merci, je sais bien.
Alors je pleurerais. Sur les marches d’un immeuble où je ne reviendrais plus, serrant contre moi le vide béant qu’ils ont laissé.
Une vie de violence, de solitude, de déception. Oui, mais une vie de joie, de désirs, de souvenirs, de douceur. Une vie difficile. Oui, mais une vie de fille. Et pour rien au monde je n’aurais échangé ma place avec quelqu’un d’autre.
oct 02 2011
Du nouveau sur la planète Web
juil 24 2011
En prison…
L’homme est doué de raison ; il est vie consciente d’elle-même ; il a conscience de lui-même, de son semblable, de son passé, et des possibilités de son avenir. Cette conscience de lui-même comme entité séparée , la conscience de la brièveté de sa propre vie, du fait qu’il a été engendré sans sa volonté et qu’il meurt contre sa volonté, qu’il mourra avant ceux qu’il aime, ou eux avant lui, la conscience de sa solitude et de sa séparation, de son impuissance devant les forces de la nature et de la société, tout ceci fait de son existence séparée, désunie, une prison insupportable.
Il sombrerait dans la folie s’il ne pouvait s’évader de cette prison et tendre vers l’avant, s’unir sous une forme ou sous une autre avec les hommes, avec le monde extérieur.
juil 08 2011
A en crever la peau du ciel…
Dis, tu te souviens?
Quand on était allongés sur ton lit
A regarder le plafond
Le souffle encore court
De nos ébats passés
A rêver qu’un jour il n’y aurait plus de plafond devant nos yeux
Juste l’immensité du ciel
Et la promesse de liberté que cette étendue nous offrait
Dis, tu te souviens?
Quand on disait que la nostalgie ne servait à rien
Qu’il ne fallait jamais retourner la tête
Qu’il fallait partir sans se poser la question
Quand allait-on revenir?
On était un peu cons, au fond,
De croire qu’on pourrait vivre sans repenser à ça
La larme à l’oeil en se disant comment le passé est beau
Et comment le futur nous paraît sombre
On était déjà trop jeunes
Pour réaliser qu’un jour on deviendrait comme nos parents
Ou pire
Mais juste assez vieux pour savoir qu’on était déjà foutus
Que l’espoir ça n’existait que dans les films
Et dans les journaux télévisés
Quand le présentateur parle d’une personne disparue
Nous on pouvait pas disparaître
On était jamais apparus
On avait toujours été transparents
Invisibles aux yeux des autres
Au fond c’était mieux comme ça
Nous deux, êtres transparents, allongés sur ton lit
En pensant qu’à aller plus loin
A détruire ce plafond
A s’envoler toujours plus loin
A croire que prendre le large c’était simple
Finalement rien n’était simple
Et surtout pas la vie
Et encore moins l’avenir
On ne s’est plus jamais retrouvés comme ça
Allongés sur ton lit à vouloir aller plus loin
Tu t’est envolé
Mais pas de la manière dont je rêvais
Et je suis seule
A essayer de briser ce plafond
Qui nous limite, qui nous divise
Qui ne nous rapproche que du fond
Et qui nous éloigne de la brise.
juil 04 2011
Ainsi va ma vie….
Nous sommes le lundi 4 juillet 2011. Mais on pourrait être hier ou demain, ce serait la même chose.
Vous souvenez-vous quand vous étiez gosse, quand vous aviez 11 ou 12 ans et que vous pensiez à l’an 2000, comme cela vous semblait loin, presqu’irréel ? A cet âge-là, on croyait encore ce que les grands nous racontaient, on pensait qu’on aurait tous des R14 volantes, on fantasmait devant Pause Café tout en essayant de jouer au couteau avec Zora la rousse, on croyait encore que Karen Cheryl avait inventé la disco, que Georges Marchais allait être président et que Mats Wilander était très vieux. A cette époque-là, on était loin de se douter que ça se passerait ainsi, que la vie n’était en fait qu’une série de (apo)névroses à soigner, de frigo à remplir et de choses à recommencer encore et encore, faire, défaire, refaire. Et là, maintenant tu te demandes où tu as merdé. Où et quand est-ce que ça a dérapé ? Car, en réalité, tu as été sage la plupart du temps, tu as emmené ta petite soeur à ses cours de danse, tu n’as jamais oublié de fabriquer le collier de pâtes pour la fête des mères, tu as appris tes déclinaisons de latin, tu as eu ton bac, tu t’es inscrit à la Fac, puis à l’Anpe, tu as trouvé quelques jobs mal payés mais toujours tu y as mis de la bonne volonté. N’est-ce pas ? Quelquefois en tout cas. Alors … ? Où et quand est-ce que ça t’a échappé ?
Alors… le temps a passé. C’est tout. Et insidieusement on se retrouve là, le lundi 4 juillet 2011, moi à l’écrire, toi à le lire. Ce qui m’amène à cette réflexion inscrite dans toute chose, inexorable, bientôt on ne sera plus là du tout. Et oui… « à la fin… » point de suspension. « A la fin on meurt ».
Mais on n’y est pas. Pas tout à fait encore.
Alors voilà on passe le temps. On joue aux cons, avec nos copin(e)s ou avec le feu, on gueule un peu, puis on boit un coup et on finit par se marrer. Il est pas d’heure, dehors il fait déjà nuit, c’est pas encore la pleine lune, on bosse demain mais on s’en fout. On commande une bière, puis deux, on les enchaîne sans plus les compter, déjà il est minuit, on discute, on mate les culs, on se raconte nos nuits sans sommeil, dans 4 ou 5 heures on devra se lever mais on n’a pas envie d’aller dormir. On s’en fout.
On sort pour oublier, pour ne pas penser, pour nous protéger surtout mais tu sais quoi, on peut bien faire nos branleurs, on peut pleurnicher parce qu’on s’emmerde au boulot, parce qu’on n’a jamais assez de thunes, parce qu’untel nous fait chier, parce qu’il ou elle n’est pas là et qu’il ou elle nous manque, parce que rien n’est sûr, rien n’est gagné et que ça fait chier, on peut bien se plaindre et trouver que rien n’est jamais vraiment assez bien, assez ceci assez cela, en vérité on est des sacrés veinards, des bastards de bienheureux, c’est vrai on est là, à cette table qu’on ne quitte plus, c’est la cinquième bière déjà, il fait bon, on est entre nous, on gueule, on râle, on prend des résolutions qu’on ne tient pas, on se moque de tout le monde et de nous en premier, on boit des coups et au final on est bien.
Tu peux pleurer, tu sais, c’est pas grave, ce week-end je suis là, à nouveau là. On va aller boire des bières, on gueulera un peu plus fort et on dansera encore. On n’est pas encore mort et le deuil se fera malgré tout.





